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Auteur : Sujet: La faillite du système  Bas
 Gisli
 Messages postés : 896
 Gisli
  Posté le 20/05/2006 23:03:40
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Citation :

Un spectre hante le monde : celui de la faillite du système de retraite de l'État. Le système de retraite par répartition qui règne en suprématie à travers la plus grande partie de ce siècle a un défaut fondamental enraciné dans une fausse conception sur le comportement de l'être humain : il détruit à un niveau individuel le lien essentiel entre l'effort et la récompense. En d'autres termes, entre les responsabilités personnelles et les droits individuels. Chaque fois que cela se produit à grande échelle et sur une longue période, le résultat est désastreux.

José Piñera




Il y a 25 ans, quelques jeunes économistes dirigés par José Piñera modifièrent le système de pensions du Chili. Ils créèrent un modèle de pension basé sur des comptes individuels de capitalisation. C'était l'alternative au traditionnel système de répartition, où le travailleur ne cotise pas pour son propre compte, quand viendra le jour de prendre sa pension, mais bien pour payer les retraites des personnes déjà pensionnées. À l'époque, en 1980, 51% des salariés chiliens étaient affiliés à la caisse générale des pensions. Aux travailleurs fut alors offerte la possibilité de rester dans l'organisme public ou bien de se lancer dans l'aventure et placer leurs économies dans des institutions financières privées qui investissaient les fonds reçus sur le marché.

Après un quart de siècle d'existence, le système fonctionne très bien : la couverture sociale est supérieure (près de 70% des travailleurs cotisent pour leur pension) ; l'immense majorité a opté pour le modèle privé ; la pension moyenne est de 638$ par mois, une somme appréciable pour l'Amérique latine (ceux qui restèrent dans le système public ne reçoivent que 270$) ; en ayant cotisé seulement 10 ans, 72% des travailleurs peuvent déjà compter sur une pension supérieure à la pension minima ; on calcule qu'une rentabilité de 4% des fonds privés - la rentabilité moyenne des fonds privés de pension ayant été au Chili de 10% durant 25 ans - permet de garantir aux travailleurs ayant cotisé durant toute leur carrière une pension égale à 70% de leur salaire ; et une augmentation de 1% de la rentabilité des fonds se traduit par une augmentation de 30% des pensions. Cette expérience pionnière est à l'origine d'une révolution mondiale dans le secteur des pensions, a inspiré les réformes entreprises par plus de 25 pays à travers le monde et a permis à plus de 100 millions de travailleurs d'être propriétaire de leur compte d'épargne-pension.

Cet exemple démontre que les gens savent défendre leurs intérêts mieux que l'État. Il démontre que l'entreprise privée est plus efficace que le secteur public. Il démontre que ceux qui prétendent défendre les intérêts des travailleurs, généralement, ne leur portent que préjudice. Le système de pension par répartition, bien qu'on tente de le décrire comme une tendre option solidaire, est en réalité une transaction qui frise l'escroquerie. Durant des décennies, le travailleur apporte une partie non négligeable de son salaire au système public des pensions ; c'est-à-dire qu'il livre à l'État un argent qui est sa propriété (souvent son unique propriété), gagné à la sueur de son front. Mais à partir de ce moment, il perd tout contrôle sur son ancien bien. Il ne peut décider qui va l'administrer, ni comment. Il ne peut modifier l'institution, bien que, constamment, on l'informe que le système public des pensions est en faillite ou est en passe de l'être, ce qui ajoute incertitude et anxiété à ce qui devrait pourtant être une simple et transparente opération d'épargne, d'investissement et d'accumulation d'intérêts et de bénéfices. Dans le système par répartition, si le travailleur décide d'arrêter de travailler, il ne peut récupérer son argent. S'il meurt célibataire avant d'arriver à la pension, cet argent n'ira par à sa famille, mais sera confisqué par l'État. S'il meurt marié, son conjoint recevra bien la pension, mais pas ses enfants adultes. L'idéal pour l'État serait que le pensionné meure le premier jour de sa retraite.

Peu à peu, l'expérience chilienne fructifie dans d'autres pays. Les Suédois (!) l'ont déjà adopté, les Allemands l'étudient, le président Bush aimerait privatiser la sécurité sociale à la manière chilienne. Souvent, hélas, le prisme idéologique empêche d'analyser de manière dépassionnée ce qui s'est passé et se passe au Chili. En effet, beaucoup de gens ne veulent pas admettre que la discussion est close : le système de pension basé sur les comptes personnels de capitalisation est très supérieur, matériellement et moralement.

Les Français ne sont pas nécessairement plus stupides que le reste du monde, c'est juste une hypothèse de travail assez fructueuse.

 Gisli
 Messages postés : 896
 Gisli
  Posté le 21/05/2006 10:27:50
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Comme dans la majeure partie des pays qui pratiquent ainsi, l'état maintient un filet de protection qui leur est uniquement destiné, ainsi les prélèvements obligatoires deviennent dérisoires et les salariés retrouvent un véritable pouvoir d'achat, la possibilité d'investir dans l'achat d'un logement.

Pour info, nous présentons un des taux d'accession à la propriété parmi les plus faibles justement à cause du poids de ces prélèvements obligatoires et de la fiscalité en général.

Les Français ne sont pas nécessairement plus stupides que le reste du monde, c'est juste une hypothèse de travail assez fructueuse.

 Lannes
 Messages postés : 1381
  Posté le 21/05/2006 14:25:30
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Eventuellement, encore faut-il qu'il s'agisse de logements neufs sans cela c'est du suicide économique.


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