robespierre13 Messages postés : 694  |
Posté le 02/06/2006 20:42:57 | | ""L'affaire a débuté au début des années 90. L'épilogue s'est joué vendredi, après un mois d'audience en mars. La 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris a rendu sa décision envers les 29 prévenus dans l'affaire des emplois fictifs que la Mnef a abrités à cette époque. Il s'agissait de 24 anciens dirigeants de la mutuelle étudiante ou bénéficiaires présumés d'emplois fictifs et de cinq personnes morales, syndicats ou associations.
Deux condamnés emblématiques
Parmi les 29 accusés de rémunérations occultes : le député socialiste Jean-Christophe Cambadelis et l'ancienne collaboratrice de Lionel Jospin au ministère de l'Education, Marie-France Lavarini. Le premier a écopé de 6 mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende pour avoir touché de 1991 à 1995, 94.500 euros d'une filiale de la Mnef grâce à des "emplois de complaisance". Chose qu'il s'était employé à nier pendant le procès, son avocat parlant d'une "activité réelle". Les juges n'ont pas suivi les réquisitions de l'accusation qui avait demandé huit mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende
Marie-France Lavarini a quant à elle été condamnée à 4 mois de prison avec sursis, ce que l'accusation avait requis. Cette ancienne collaboratrice de Lionel Jospin avait reconnu avoir indûment reçu 60.000 euros entre 1990 et 1993 en tant que "chargée d'études" auprès de la direction de la Mnef. Une somme qu'elle a intégralement remboursée.
Peines les plus lourdes pour les ex dirigeants de la Mnef
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Olivier Spithakis - DR
Mais les plus lourdes peines reviennent aux deux principaux dirigeants de la Mnef à l'époque. L'ancien directeur général Olivier Spithakis, à l'origine du système d'emplois fictifs au sein de la Mnef qui employait à l'époque des faits quelque 600 agents et était habilitée à gérer le régime de sécurité sociale d'environ 800 000 étudiants, a été condamné à deux ans avec sursis, 50.000 euros d'amende et trois ans d'interdiction des droits civiques. Deux ans d'emprisonnement avec sursis également pour l'ancien président de la Mnef, Jean-Michel Grosz, ainsi que 150.000 euros d'amende et trois ans d'interdiction des droits civiques.
Le tribunal a prononcé 7 relaxes, dont une en faveur du syndicat étudiant Unef-ID. La fédération CFDT de la protection sociale et la fédération Force ouvrière des employés et cadres ont été condamnées à 15.000 euros d'amende avec sursis. L'association SOS Racisme a écopé de 5.000 euros d'amende avec sursis.""
Tiens donc les socialistes ne seraient pas tous des anges!!!!!!
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