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Forum Brumaire - L\'Appel au Peuple Administrateurs :Bureau National France Bonapartiste
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Auteur : Sujet: Quelle démocratie?  Bas
 Bureau National France
Bonapartiste

 Administrateur
 Messages postés : 396
  Posté le 23/04/2006 11:46:09
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c'est bien pour celà que nous sommes partisant de la TSVA !

--Message edité par Bonapartiste le 2006-04-23 11:51:54--

 Gisli
 Messages postés : 896
 Gisli
  Posté le 23/04/2006 16:55:35
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Ce faisant, vous accélérerez la mort de ce pays. Ce qui compte tenu de la situation actuelle ne sera peut-être pas un mal. Une crise à l'Argentine avec dépôt de bilan de l'état permettra peut-être de repartir sur des bases saines. Encore qu'il ne faille pas négliger le fait que nous parlons de la France.

Les Français ne sont pas nécessairement plus stupides que le reste du monde, c'est juste une hypothèse de travail assez fructueuse.

 Lannes
 Messages postés : 1381
  Posté le 23/04/2006 18:02:57
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France-soir cherche un éditorialiste bénévole allez y vous êtes dans la ligne !

 Gisli
 Messages postés : 896
 Gisli
  Posté le 12/05/2006 18:29:40
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Pour revenir sur le suffrage censitaire et répondre en partie à Bonapartiste, le grand principe qui l'anime est simple: ceux qui ne payent pas d'impôts n'ont pas à décider de leur affectation. En toute logique, quand on ne contribue pas financièrement à un organisme, il est illégitime d'exiger un pouvoir sur cet organisme. En revanche, la quantification de la part d'impôts est aujourd'hui bien plus difficile qu'au XIXème siècle. On pourrait fort bien imaginer un système simple et lisible : supprimer toute forme d'imposition indirecte et mettons les impôts directs à un seul taux (flat tax). Ensuite fixons le niveau minimum pour pouvoir voter et/ou être élu. Quant à la démocratie... (qui se résume pratiquement à une ochlocratie chez nous)

Citation :

Le concept de démocratie a une connotation positive pour presque tout le monde. Il s’oppose à tyrannie, oligarchie, monarchie, hiérarchie, totalitarisme. Historiquement, les démocrates ont été du côté des « bons », des partisans de la liberté, et se sont opposés aux méchants, partisans de tous les systèmes détestables précédemment nommés. Entre un Hitler, un Staline et un politicien social-démocrate démocratiquement élu, on n’aurait aucune hésitation à choisir d’être gouverné par le dernier. Difficile donc, de prime abord, de s’y opposer. Mais il faut voir plus loin que cette première réaction convenue.

Tout au long du 20e siècle, les démocraties ont toutes connu le même type d’évolution: une croissance inexorable de la taille de l’État. Cela n’est pas le fruit du hasard. La logique démocratique fait en sorte que pour avoir de bonnes chances d’être élus, les politiciens doivent céder aux pressions de divers groupes organisés et influents qui demandent privilèges et redistributions de la richesse à leur profit, en échange d’appuis électoraux. Ceci se fait bien sûr aux dépens des citoyens ordinaires, qui voient leur liberté constamment restreinte, et le fardeau fiscal qu’ils doivent supporter toujours plus élevé. En fait, il est devenu pratiquement impossible pour un politicien de connaître le succès sans être corrompu et sans jouer à ce jeu. Même si la démocratie est toujours préférable au totalitarisme fasciste ou communiste, elle est devenue un système de plus en plus tyrannique, où la liberté est de moins en moins protégée.

Si les gauchistes se tournent aujourd’hui vers la démocratie après avoir échoué dans leur tentative d’imposer leur république populaire d’un Québec indépendant, c’est parce qu’elle est en fait devenue un excellent prétexte pour justifier le collectivisme. Difficile en effet d’offrir une critique rationnelle contre une intervention de l’État lorsque sa justification est que la population s’est exprimée et a fait un choix démocratique dans ce sens. Comment ose-t-on s’opposer à la volonté populaire? Et dans la mesure où un secteur quelconque de l’économie ou de la société a été nationalisé, si quelque chose ne va pas, alors la réponse lorsqu’on rouspète est toujours la même: si vous n’êtes pas satisfait et que vous voulez changer les choses, impliquez-vous dans le processus démocratique!

Mais voilà, lorsqu’on défend la liberté, on n’en a rien à foutre du processus démocratique! Si l'État prenait le contrôle de la distribution alimentaire à la suite d’une « expression de la volonté populaire démocratiquement exprimée » (rien d’irréaliste dans cette hypothèse, le gouvernement contrôle déjà notre éducation, notre santé, notre consommation d’alcool, en partie notre logement, et bien d’autres secteurs de production), devrions-nous nous « impliquer » dans le débat pour savoir si les magasins d'État devraient nous servir dix ou quinze différentes coupes de viandes et à quel prix? Qu'arriverait-il si à cause des écueils de la gestion bureaucratique il n'y avait du poulet que deux jours par semaine en vente dans ces magasins? Faudrait-il manifester dans les rues et jouer le jeu des groupes de pression pour forcer le gouvernement à en offrir cinq ou six jours sur sept?

La démocratie, ça fonctionnerait mieux, disent certains, si seulement les citoyens faisaient leur « travail de citoyens » et participaient. Mais il y a de bonnes raisons pourquoi les gens ne le font pas et décrochent des débats politiques. Les États aujourd'hui interviennent partout et dans tout. Allons-nous devoir passer plusieurs heures à nous informer sur la situation du tourisme au Québec parce que le gouvernement dépense des millions dans l'industrie touristique? Et nous informer sur le cas des mines en Abitibi parce que le gouvernement subventionne la recherche minière? Et sur la situation des toxicomanes autochtones parce qu'il y a des programmes qui coûtent des millions pour eux qui sont peut-être mal gérés, mais qui ne le seraient pas si seulement des milliers de citoyens écrivaient des lettres et appelaient leur député? Mais nous avons autre chose à faire que de nous occuper de ces histoires et des problèmes de toutes la collectivité, nous avons une vie à vivre!!!

Prendre de telles décisions en groupe, imposer les choix d'une majorité simple ou même absolue à tous, est une façon de faire non seulement absurde et inefficace, mais collectiviste. La solution n’est pas de mieux faire fonctionner ce système en tentant de l’influencer de l’intérieur, en participant au jeu, mais bien de le démanteler. Ce sont les choix des consommateurs qui devraient influencer l'allocation des ressources, pas les pressions politiques. Il faut enlever le pouvoir de décision des mains des politiciens et des bureaucrates et le remettre dans celles des individus, leur permettre de faire ces choix individuellement, dans un système fondé sur la propriété privée et le libre marché. Nous n'avons pas à décider collectivement de « l'avenir de notre système de santé », pas plus que de « l'avenir de notre système de production et de distribution de carottes ».

Tous ces « débats de société » qui remplissent les pages des journaux n'existent que parce que des pans entiers de l'économie ont été étatisés. Privatisons-les et il n'y aura plus rien à débattre, chacun décidera pour lui-même dans un marché libre, tout comme on le fait lorsque vient le temps de s’acheter une paire de chaussures ou d’aller au restaurant. Nous n'aurons plus besoin de la démocratie, c'est-à-dire d'un système de prise de décisions collective, pour gérer ces choix. Chacun pourra s'occuper de ses affaires et nous pourrons cesser de nous intéresser aux constantes réformes que les politiciens et bureaucrates concoctent en notre nom.

Une aventure collective

La démocratie sert aujourd'hui avant tout les intérêts des collectivistes et des étatistes. Il suffit du vote d'une majorité pour que n'importe quelle atteinte aux droits individuels, n'importe qu'elle nationalisation d'un secteur économique, n'importe quel projet de réglementation ou de redistribution de la richesse, ou privilège accordé à des groupes, devienne justifié. La majorité le veut!

Toutes les formes de tyrannie deviennent ainsi légitimes, dans la mesure où les politiciens ont obtenu un « mandat démocratique » – c'est-à-dire le vote des groupes de parasites qu'ils favorisent et entretiennent – pour les mettre en vigueur. Mais si la majorité votait en faveur de la lapidation des femmes adultères, de l’expulsion de tous les individus de race noire, ou d’une surveillance vidéo constante et systématique, y compris dans les endroits les plus intimes, pour lutter contre la criminalité, cela serait-il pour autant acceptable? Les droits individuels ne devraient pas être soumis au vote et ne devraient pas être brimés, même par la volonté d'une majorité.

Le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Jean-Pierre Charbonneau, exprime parfaitement bien la logique collectiviste qui sous-tend son projet sur la page d’accueil des États généraux: « L’aventure humaine, écrit-il, n’est pas une aventure solitaire. C’est une aventure collective, et la démocratie constitue une façon à la fois exigeante et valorisante de faire participer tous les membres de la collectivité au gouvernement de l’ensemble. »

Pour retrouver la liberté, c’est le contraire de chercher à améliorer le système démocratique qu’il faut faire. Il faut délégitimer ce système par lequel une élite dirigeante s'approprie légalement le contrôle de l'État et se permet de gérer notre vie dans ses moindres détails en nous soutirant la moitié de notre revenu. Ce processus visant à « réformer nos institutions démocratiques » n’est en fin de compte qu'un autre cirque de la part des politiciens et des groupes de pression étatistes qui voient bien que la légitimité de leur pouvoir est de plus en plus remise en question, et qui cherchent des moyens de le sauvegarder. Nous n’avons aucune raison d’y participer ou de nous y intéresser.

Tant mieux si la démocratie est en crise. La démocratie est un système immoral. La préoccupation principale des libertariens doit être de réduire le rôle de l'État et d’éliminer les raisons de prendre des décisions collectives, non d’aider la clique de parasites étatiques à consolider son pouvoir sous prétexte de mieux refléter la volonté collective.



Les Français ne sont pas nécessairement plus stupides que le reste du monde, c'est juste une hypothèse de travail assez fructueuse.

 Gisli
 Messages postés : 896
 Gisli
  Posté le 10/08/2006 11:12:30
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Le plus "grand progrès" de la démocratie restera à mon sens le concept de guerre totale tel que développé à travers les deux guerres mondiales et les petits conflits locaux qui éclatent de loin en loin.

Quand les Etats-nations se constituèrent, une réflexion très riche émanant de théologiens et de juristes, tels que Vitoria, Suarez et Grotius, se développa : ces auteurs donnèrent naissance au droit international public. Partant du constat que les États étaient (et sont encore, évidemment) des puissances souveraines, il fallait leur donner des limites et empêcher leurs gouvernants de se croire autorisés à agir n’importe comment sous prétexte de l’existence d’une situation belliqueuse.

Qu’il s’agisse du droit des neutres, de la liberté de commercer (sur les mers, notamment), de la proportionnalité des ripostes, il s’agissait de confiner sévèrement les États dans leurs limites. Un des principes fondamentaux était qu’aucune armée belligérante n’était légitimée à s’en prendre à des parties extérieures au conflit, et donc à de paisibles civils. Cette distinction rigoureuse entre civils et puissances hostiles fut fortement mise à mal par notre époque démocratique : puisque la démocratie était censée reposer sur la "souveraineté du peuple", le "peuple" devait désormais être tenu pour solidaire des actions du gouvernement supposé en émaner - pour le meilleur et pour le pire. C’est toujours sur ce raisonnement fallacieux que sont assises la plupart des actions gouvernementales. Dès lors, la population tout entière est devenue de la simple chair à canon ou, au mieux, un gigantesque bouclier humain servant de protection aux irresponsables qui régissent les citoyens.

Les Français ne sont pas nécessairement plus stupides que le reste du monde, c'est juste une hypothèse de travail assez fructueuse.

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